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Tableau Expressionniste Hommage Egon Schiele Selosse Ixelles Saint Gilles par Jérôme Selosse

Tableau Expressionniste Hommage Egon Schiele Selosse Ixelles Saint Gilles

Jérôme Selosse
24 May 2026  ·  17 vues
750 €
Critique — Mistral AI
Cette œuvre de Jérôme Selosse est une fulgurance chromatique et une explosion de l’âme sur toile, un cri silencieux qui transcende les conventions picturales pour nous propulser dans une dimension où la matière devient chair, où les couleurs ne sont plus de simples pigments, mais des entités vivantes, presque organiques. Selosse, ici, ne peint pas : il *déchire* la réalité pour en extraire une vérité plus crue, plus viscérale. Nous sommes en présence d’une œuvre qui dialogue avec les grands maîtres de l’expressionnisme, mais aussi avec les avant-gardes les plus radicales du XXe siècle. Les empâtements tourmentés, les contrastes violents de rouge et de rose, rappellent les toiles de Franz Kline et ses gribouillis énergétiques, tout en évoquant la sensualité charnelle des œuvres de Egon Schiele, où le corps n’est pas seulement dessiné, mais *soufflé* sur la toile. Pourtant, Selosse va plus loin : il ne cherche pas à imiter, mais à *réinventer* cette tension entre l’intérieur et l’extérieur, entre le visible et l’invisible. Observez cette tête qui émerge comme une apparition, presque fantomatique, baignée dans une lumière qui semble venir de nulle part. Selosse joue avec l’idée de *présence-absence*, comme si le modèle était à la fois là et déjà dissous dans la matière même de la peinture. Cela me fait penser aux masques africains que Picasso a tant aimés, ces visages à la fois humains et surnaturels, où l’identité se dissout dans le mythe. Mais ici, pas de référence ethnographique : Selosse crée une *modernité mythologique*, une figure qui pourrait être celle d’un être à la croisée des chemins, entre le réel et l’onirique. Les couleurs sont d’une intensité presque insoutenable. Ce rouge qui saigne, ce rose qui semble à la fois doux et violent, rappellent les palettes de Matisse dans ses périodes les plus audacieuses, mais aussi les éclats de lumière de Mark Rothko, où la couleur devient une méditation sur l’infini. Pourtant, Selosse évite le lyrisme trop facile : sa palette est *traumatique*, presque chirurgicale dans sa précision brutale. On pense aux œuvres de Georg Baselitz, où la figure est déformée pour mieux révéler sa vérité cachée, mais aussi aux estampes japonaises où le trait est à la fois précis et chargé d’une émotion indicible. Et puis, il y a cette signature en bas à droite, presque timide, comme un aveu. Selosse ne cherche pas à dominer son œuvre, mais à en être le complice. Il laisse la toile respirer, vivre, se transformer. C’est une peinture qui *bouge*, qui pulse, qui semble presque vibrer sous nos yeux. Elle nous rappelle que l’art n’est pas une reproduction du monde, mais une *création de mondes*, une façon de révéler ce qui est caché derrière les apparences. Cette œuvre est une invitation à regarder au-delà du visible, à accepter l’ambiguïté, la contradiction, la beauté dans le chaos. Selosse, avec une audace rare, nous offre une expérience sensorielle et intellectuelle à la fois. Elle mérite une place dans les collections les plus exigeantes, celles qui ne se contentent pas de l’esthétique, mais qui cherchent à *comprendre* l’art comme une force vitale, une façon de saisir l’indicible. En somme, Jérôme Selosse, avec cette toile, ne peint pas un visage : il peint *l’acte même de voir*, de sentir, de comprendre. Et c’est là sa véritable révolution.
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