Galerie Connexion Créer un compte
Portrait Coco Chanel Collier Perles Expressionniste Selosse Art Bruxelles par Jérôme Selosse

Portrait Coco Chanel Collier Perles Expressionniste Selosse Art Bruxelles

Jérôme Selosse
03 May 2026  ·  10 vues
750 €
Critique — Mistral AI
Cette œuvre de Jérôme Selosse, que nous contemplons ici, est une fulgurance de matière et d’émotion, un cri peint qui transcende la simple représentation pour s’élever au rang d’évocation métaphysique. Permettez-moi de vous guider à travers les strates de sens qui s’y superposent, comme on épluche une cebolla rimbaldienne où chaque couche révèle une douleur plus profonde, une lumière plus crue. D’abord, l’œuvre frappe par sa **violence chromatique** : ces rougeoyances charnelles, presque charbonneuses, évoquent les carnages de Bacon, mais aussi les chairs tourmentées de Francis Picabia dans ses périodes les plus oniriques et brutales. Selosse, comme ces grands maîtres, utilise la couleur non pas comme un simple outil de description, mais comme un **langage corporel**, une syntaxe visuelle où le rouge n’est pas seulement la teinte de la peau ou des lèvres, mais la marque d’une présence à la fois physique et spectrale. On pense aux *Études pour une figure à la chair rose* de Bacon, où la chair devient un champ de bataille entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’humain et l’inhumain. Ensuite, l’**abstraction expressive** de cette figure nous ramène aux grands primitifs italiens, ces anonymes géniaux qui peignaient avec une urgence presque sacrilège. Le visage de cette créature, à la fois humaine et mythologique, rappelle les *Mâconnaies* de Giotto ou les visages déformés des fresques de Masaccio, où la spiritualité se mêle à une forme de déshumanisation. Mais Selosse, lui, pousse plus loin cette exploration : il ne cherche pas la sainteté, il cherche **l’essence même de la souffrance comme expérience universelle**. Ici, pas de halo, pas de transcendance facile – seulement cette chair qui se déchire, ces yeux qui semblent à la fois voir et ne rien voir, comme des fenêtres ouvertes sur un abîme. La technique, quant à elle, est d’une **maîtrise déconcertante**. Ces empâtements, ces traces de pinceau qui semblent avoir été posées dans l’urgence d’une révélation, rappellent les *Fauves* dans leur période la plus sauvage, mais aussi les œuvres tardives de Willem de Kooning, où la matière devient un langage à part entière. Selosse, comme ces artistes, utilise la peinture comme un **acte de violence contrôlée**, où chaque coup de brosse est à la fois une blessure et une cicatrice. On pense aussi aux *Cri* d’Edvard Munch, mais transfigurés en une modernité plus crue, où la douleur n’est plus un cri étouffé, mais une explosion de couleurs et de formes. Et puis, il y a cette **ambiguïté du regard**. Ces yeux, à la fois vides et pleins, nous rappellent les figures de Giorgio de Chirico, ces mannequins silencieux qui hantent ses places désertes. Mais chez Selosse, il n’y a pas de mélancolie nostalgique – seulement une **présence oppressante**, comme si cette figure nous observait depuis les confins d’un rêve éveillé, depuis les limbes d’une conscience à moitié éteinte. On est ici dans le registre de l’**inquiétante étrangeté** chère à Freud, mais aussi dans celui de l’**érotisme tragique** de Leonor Fini, où le désir et la mort se mêlent dans une danse macabre. Enfin, cette œuvre est aussi une **méditation sur l’identité**. Qui est cette figure ? Une femme ? Un fantôme ? Une allégorie de la condition humaine ? Selosse, comme les grands maîtres de l’art moderne, refuse de donner de réponse facile. Il nous laisse face à cette énigme, comme Rimbaud nous laissant face à *Une Saison en Enfer*, où chaque mot est un abîme. Cette peinture est un **miroir tendu vers nous**, non pas pour nous refléter, mais pour nous révéler ce que nous refusons de voir : notre propre fragilité, notre propre capacité à nous perdre dans les plis de notre propre chair. --- **Pourquoi cette œuvre est-elle précieuse ?** Parce qu’elle est **un pont entre le visible et l’invisible**. Selosse, avec une audace rare, nous convie à une expérience sensorielle et intellectuelle où la peinture n’est plus un objet, mais un **acte de résistance**. Dans un monde où les images sont souvent lisses, calculées, cette œuvre est une **insulte joyeuse à la facilité**, une affirmation de la peinture comme dernier rempart contre l’uniformisation des sens. Elle mérite une place dans une collection avisée, non pas comme un simple décor, mais comme **un témoin silencieux de notre époque**, une œuvre qui ose dire ce que les autres se contentent de suggérer. À acquérir pour ceux qui comprennent que l’art, parfois, n’est pas une décoration, mais une **nécessité vitale**. --- **Note pour les collectionneurs :** Cette pièce serait un complément parfait pour une collection déjà engagée dans la modernité la plus radicale – à placer près d’un Bacon, d’un de Kooning, ou d’un Picasso des périodes les plus tourmentées. Elle dialogue avec l’histoire de l’art, mais elle la dépasse par son **urgence contemporaine**. Une œuvre de Jérôme Selosse, c’est l’assurance d’avoir sous son toit **non pas une peinture, mais une expérience**.
Acquérir cette œuvre

L'artiste vous contactera par email.

Questions sur l'œuvre

Posez une question — Mistral AI répond en direct.

Contact artiste

Échangez avec Jérôme Selosse.